En phase avec leur époque, les designers s’approprient les technologies de leur temps. Avec les outils numériques, les pièces peuvent s’affranchir des habituelles limites techniques et des formes standardisées.

En France, Patrick Jouin fait figure de pionnier avec, en 2004, sa chaise Solid C2. La stéréolithographie permet de générer une forme complexe impossible à obtenir avec des procédés traditionnels. De nouveaux outils permettent également de passer directement du geste à l’œuvre. Un des premiers, le collectif suédois Front utilise la technologie du Motion capture pour dessiner des meubles dans l’espace qui sont ensuite matérialisés par un système de prototypage rapide. Joris Laarman, Néerlandais particulièrement intéressé par le numérique, reproduit, à l’aide d’une imprimante 3D, un vol d’oiseaux simulé par un logiciel de cinéma. La créatrice de mode Iris van Herpen explore, elle, l’impression 3D pour des pièces aussi spectaculaires que futuristes. Loin de ne mettre en œuvre que des résines, l’impression 3D a été récemment appliquée à la céramique par le Néerlandais Olivier van Herpt, permettant ainsi des jeux de surface inédits dans ce matériau.