Vous pouvez soutenir une ou plusieurs expositions selon la thématique qui vous intéresse.

SOUTENEZ L’EXPOSITION « Cheveux et poils »

Musée des Arts décoratifs, 2023

Coiffure de Charlie Le Mindu, « Blonde lips », collection printemps-été 2010 dite « Girls of paradise »
© DR

Cette exposition, dont le sujet se situe entre la mode et la représentation du corps, montrera comment la coiffure et l’agencement des poils humains participent depuis des siècles à la construction des apparences. Cheveux et poils apparaît comme un nouveau volet qui vient donner suite aux expositions précédentes : La Mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette (2013), Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale (2016) et Marche et démarche, une histoire de la chaussure (2019). Quelques noms de coiffures du XVIIe au XXe siècle – à la Fontange, à la Titus, à la garçonne, à l’iroquoise, etc. – révèlent que les cheveux sont l’objet de véritables phénomènes de mode, dévoilant des codes sociaux et culturels que les contemporains savaient décrypter. Parce qu’il est un matériau corporel, de loin le plus convertible – il peut en effet être étiré, coupé, complété, coloré, orné, caché ou exhibé –, le poil est un élément essentiel de la mise en scène de soi qui permet d’afficher l’adhésion à une mode, une conviction, une contestation, et est porteur d’une multitude de significations : féminité, virilité, négligence, etc.

Le propos tend à montrer que, dans la culture occidentale, le cheveu hirsute autant que l’excès de poils ont souvent été associés à l’homme sauvage, à l’animal, si bien que pendant des siècles la femme et l’homme civilisés ont dû peigner, dompter et parfois même dissimuler leur toison. A contrario, la coiffure est pour un certain nombre de mouvements contestataires un moyen de revendiquer un rejet de l’ordre social établi.

De la fin du Moyen Âge à notre époque, l’exposition abordera plusieurs thèmes inhérents à l’histoire de la coiffure (cheveux peignés, coupés ou couverts ; perruques, postiches, calvitie ; coloration, etc.), sans oublier les questions liées à la pilosité faciale (visages imberbes, barbes, moustaches, sourcils, etc.) et à la pilosité corporelle (torse, jambes, pubis, aisselles, épilation ou refus de celle-ci).

Du coiffeur Monsieur Antoine aux créations de Martin Margiela, l’usage fréquent de coiffures sophistiquées et de cheveux appliqués aux vêtements dans la mode des XXe et XXIe siècles sera également étudié.


SOUTENEZ L’EXPOSITION « Mode et sport »

Musée des Arts décoratifs, 2023

Estudio Campana (Humberto Campana,1953, Rio Claro, Brésil, et Fernando Campana, 1961, Brotas, Brésil), pour Lacoste
Broderie machine, piqué de coton. Don Devanlay-Lacoste S.A
© Les Arts Décoratifs / photo : Jean Tholance

À l’occasion des Jeux Olympiques de 2024, le musée des Arts décoratifs projette l’idée d’une exposition montrant les liens qui unissent deux thématiques a priori opposées : la mode et le sport.

C’est autour de la question du corps que ces mondes se rejoignent : chacun met en valeur un idéal corporel et participe à la construction des apparences. Si les artistes de l’Antiquité grecque se plaisent à mettre en scène des athlètes nus, l’habit fait partie intégrante de l’équipement du sportif. Pour de nombreuses activités physiques au fil du temps, de l’escrime au baseball, on adapte les vêtements existants ou on conçoit des costumes spécifiques et sophistiqués. La tenue du compétiteur informe sur sa pratique (la bombe du cavalier), son niveau (les ceintures indiquant les dan au judo), ses victoires (le maillot jaune du Tour de France), mais aussi sur l’équipe ou la nation que le joueur représente, par l’utilisation de couleurs, de motifs, de signes. Selon que le sport est individuel ou collectif, les enjeux de représentation varient : se démarquer ou au contraire faire groupe par l’uniforme. Les spectateurs ne sont pas en reste : leurs vêtements portent aussi les marques de leur admiration pour un sport et ses champions, jusqu’à leur appartenance à une association de supporters aujourd’hui.

De multiples innovations dans les formes, les techniques textiles et les matières voient le jour pour faciliter les mouvements du sportif et surtout pour augmenter toujours plus sa performance. Rien qu’au XXe siècle, ces transformations vont de la légende du tennisman René Lacoste arrachant les manches de sa chemise pour la métamorphoser en polo, aux tissus techniques issus des dernières recherches de pointe.

Les améliorations apportées aux habits pour le sport ne peuvent laisser indifférent le monde civil. La frontière est poreuse et les vêtements de sport basculent fréquemment dans la garde-robe du quotidien, dans une quête qui prend de l’importance au cours des siècles : le confort. Le sujet est d’autant plus crucial pour les femmes : dans les dernières décennies, c’est notamment par le sport qu’elles conquièrent les tenues pratiques qui leur ont longtemps été proscrites, comme la jupe courte ou le pantalon.

Dans la mode contemporaine, le sport est omniprésent : les logos des plus grands distributeurs sont connus dans le monde entier, les baskets sont désormais des souliers passe-partout, les grands vainqueurs deviennent les égéries des marques de luxe, et la haute couture s’inspire elle aussi des terrains : c’est aussi cette histoire récente qui sera étudiée.


SOUTENEZ L’EXPOSITION « Iris van Herpen »

Musée des Arts décoratifs, 2023

Iris van Herpen
Photographie
© Iris Van Herpen, Amsterdam

Fondée en 2007, et aujourd’hui membre de la Fédération de la Haute Couture, la Maison Iris van Herpen présente ses collections deux fois par an à la semaine de la Haute Couture à Paris. La marque est synonyme de slow fashion et propose une approche multidisciplinaire via de nombreuses collaborations avec des artistes, des architectes et des scientifiques.

Iris van Herpen conçoit la Haute Couture comme un langage transformateur, une entité interdisciplinaire qui émerge d’un endroit où l’innovation et l’artisanat s’entremêlent. Formée à la danse classique, la créatrice contemple le mouvement comme une force métamorphique qui, en duo avec la mode, peut prolonger et étendre les formes du corps humain. Chaque collection redéfinie le concept même du vêtement, à travers l’exploration de nouvelles formes de la féminité, qui prônent une approche plus inclusive, engagée et durable de la mode.

Liant les subtilités de l’artisanat avec l’esprit pionnier de l’innovation, Iris van Herpen brouille les lignes entre l’art et le design. La Maison intègre le développement durable au cœur même de son univers, prônant ainsi une approche de la mode inclusive, source de lien collectif. Les créations immaculées étendent leur portée lors d’expositions dans des musées à la renommée mondiale, comme le Metropolitan Museum of Art à New York ou le Victoria & Albert Museum à Londres.

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