Cette paire constitue un exemple des plus représentatifs de la chaise cabriolet Louis XV. Les excès du rocaille ont laissé place à une silhouette assagie caractérisée par des courbes adoucies, un équilibre réussi entre l’assise et le dossier et une sculpture cantonnée aux points d’articulation de la structure du siège. Son auteur Jean-Baptiste Lebas, appartient à la génération des maîtres menuisiers qui travaillèrent dans la seconde moitié du dix-huitième siècle et qui exploitèrent les recherches formelles de leurs aînés. Modeste dans sa sculpture décorative, cette chaise a conservé quelques vestiges de polychromie encore perceptible dans les fleurettes qui se dégageaient sur un fond vert malheureusement jauni par le temps