Couverture de « Domus » no 599, octobre 1979
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Le 500e numéro de Domus, en juillet 1971, est consacré au directeur, « que nous aimons comme homme et comme maître, et qui pilote la revue depuis trente-cinq bonnes années ». Gio Ponti, qui a presque 80 ans, déborde encore d’énergie créative. Il partage dans Domus son enthousiasme pour une nouvelle commande, une chaise « tout entière en dossier » ou « à assise étroite », qui ravive son amour implacable pour l’artisanat et pour l’industrie : « Ces meubles (quelle passion !) réconfortent ma saison de quatre fois 20 ans. ».

Couverture de « Domus » no 537, août 1974
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Le début des années 1970 voit la publication des dernières œuvres de Gio Ponti, des architectures légères, conçues pour capter et réfléchir la lumière. (...) C’est une décennie de fêtes et de commémorations : en 1973, Domus est invité à retracer ses quarante-cinq années d’existence au musée des Arts décoratifs de Paris. Dans l’introduction du catalogue de l’exposition, Gio Ponti dévoile le secret d’un succès aussi ancré « dans le coeur de ceux qui la font, Domus est une revue d’art qui rêve d’être une œuvre d’art ». Le choix de publier les textes en langue originale, ajoute Ponti, a apporté un changement : il a transformé une revue d’abord « d’improvisation milanaise » en un magazine « polyglotte », point de rencontre de différentes expressions simultanées d’une culture universelle. (…)