Réouverture de la galerie des bijoux : nouvel éclairage et nouvel accrochage

La Galerie des bijoux renouvelle la mise en lumière de ses collections grâce à la générosité de l’École des Arts Joailliers avec le soutien de Van Cleef & Arpels et au concours de iGuzzini. Elle révèle à cette occasion un accrochage renouvelé et dévoile ses acquisitions récentes.

La Galerie des bijoux bénéficie depuis 2012 du mécénat exclusif de L’École des Arts Joailliers avec le soutien de Van Cleef & Arpels. Cette précieuse collaboration a permis la réalisation de nombreux projets d’expositions, d’acquisitions ou encore d’éditions à l’exemple de la trilogie Flore, Faune, Figures. En effet, l’École a pour mission de créer et partager la culture du bijou avec le plus grand nombre, dans ses murs Place Vendôme et à travers ses partenaires culturels.

Jean Vendôme, bague, 1980
© MAD, Paris / photo : Christophe Dellière

En janvier 2020, ce mécénat s’accompagne du concours d’iGuzzini, pour un projet de modernisation de l’éclairage de la Galerie des bijoux. Celui-ci, doté d’une technologie LED, offre une solution innovante en matière de présentation de bijoux précieux et permet une mise en valeur plus juste et plus respectueuse de la conservation des œuvres, révélant tout l’éclat de ces pièces exceptionnelles.

Réunissant à ce jour plus de 1 200 pièces, la collection, l’une des plus importantes en France, offre un panorama inégalé de l’histoire de la parure du Moyen Âge à nos jours. Ces dernières années, nombreuses sont les acquisitions et généreuses donations à avoir enrichi ce fonds.

Parmi les joyaux exposés, les visiteurs peuvent admirer pour la première fois la rare bague réalisée en 1928 par Gérard Sandoz, connu pour son approche sculpturale et colorée du bijou, acquise par le musée en 2018 grâce au mécénat de L’École des Arts Joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpels. La période Art déco est également complétée par la bague chevalière conçue par le sculpteur Gustave Miklos vers 1930-1940 et donnée par Côme Rémy en souvenir des descendants de Jacques André pour qui la bague est réalisée.

  • Gérard Sandoz, bague Boule, 1928
    © MAD, Paris / photo : Jean Tholance
  • Gustave Miklos, bague chevalière, vers 1930 -1940
    © MAD, Paris / photo : Jean Tholance

Léguée par Madame Branet, une broche rectangulaire « japonaise » présentant des motifs végétaux réalisée par l’orfèvre Ferdinand Verger vient également enrichir les pièces historiques.

  • Ferdinand Verger, broche, v. 1925
    © MAD, Paris / photo : Jean Tholance

Le Musée des Arts Décoratifs acquiert en 2019 une bague de Jean Vendôme, très caractéristique de la complexité de son travail des pierres dans les années 1980. Quatre bijoux exceptionnels de Line Vautrin, donnés par sa fille, viennent enrichir le fonds de bijoux de cette créatrice inventive qui s’est appliquée à bousculer les conventions avec des pièces humoristiques.

  • Line Vautrin, collier Reine de Saba, 1955-1960
    © MAD, Paris / photo : Christophe Dellière
  • Line Vautrin, broche Bouquet de fleur 1955-1960
    © MAD, Paris / photo : Christophe Dellière

Réalisées en résine talosel, matériau qu’elle invente à la fin de sa vie, ces pièces sont particulièrement emblématiques de sa dernière période de création.

David Webb, broche Grenouille, 1964
© MAD, Paris / photo : Christophe Dellière

Une broche Grenouille de 1964 réalisée par l’Américain David Webb, donnée par la maison de joaillerie éponyme, constitue une ouverture majeure sur ce fabricant iconique outre- Atlantique qui aime combiner pierres fines et émail et varier les répertoires iconographiques.

Plus récemment, la scène australienne et néo-zélandaise, particulièrement riche et active mais peu connue en Europe, est également bien représentée grâce à la grande collectionneuse de bijoux australienne Diana Morgan, faisant entrer une trentaine de bijoux dans ce domaine.

Cindy Chao, broche Papillon Ruby, 2008
© MAD, Paris / photo : Christophe Dellière

La joaillerie taïwanaise contemporaine fait aussi son entrée au musée avec une pièce de Cindy Chao. Le thème du papillon est la marque de fabrique de cette maison et la broche de 2008 donnée au musée est la première de la prestigieuse ligne Black Label Masterpieces.


Tasaki, bague Refined Rebellion, 2009
© MAD, Paris / photo : Christophe Dellière

Enfin, la maison japonaise Tasaki, avec le don de deux bagues, offre une vision très contemporaine de l’usage de la perle dont l’approche est résolument nouvelle.

Au service de l’architecture et de la culture de la lumière, iGuzzini produit des systèmes d’éclairage en collaboration avec les meilleurs architectes, concepteurs lumière, designers et ingénieurs du monde entier.

iGuzzini soutient les musées, galeries, lieux d’exposition dans la révélation de leur patrimoine et de leurs œuvres en concevant avec eux des scénarios lumineux répondant à leurs besoins.

Le Musée des Arts Décoratifs bénéficie de son accompagnement dans la rénovation de l’éclairage de la Galerie des bijoux. Une scénographie onirique et magique magnifiée par Voyons Voir lighting design et obtenue grâce à l’utilisation de solutions miniaturisées révèle avec précision chacune des œuvres de cette collection unique.

Géraldine Luttenbacher, bracelet Giverny, 2001
© MAD, Paris / photo : Christophe Dellière

Cet événement s’inscrit dans une programmation 2021-2022 qui met particulièrement en avant le bijou à travers deux grandes expositions prochainement présentées au Musée des Arts Décoratifs : « L’Orient de Cartier » (2021) et « Histoire du bijou et de la parure » (2022).