Qu’ils soient conservés en album, dans un montage ou encadrés, les dessins ont très souvent pris la poussière. Ils doivent être nettoyés car cette dernière peut être porteuse de spores de micro-organismes. Ceux-ci peuvent « se réveiller », à l’occasion d’une variation d’hygrométrie par exemple, et se développer en champignons papivores.

Les dépoussiérages sont pratiqués à sec au pinceau doux ou avec des éponges en latex. L’une d’elles est une éponge blanche faite pour le démaquillage. Sa surface est d’un contact doux. En absorbant la poussière, elle se teinte de gris.

  • Dépoussiérage d’un dessin à la gouache de Louis Payen. L’éponge blanche se teinte de la poussière qui s’était accumulée sur le dessin (Inv. CD 6872).
  • Il a fallu plus d’une éponge pour dépoussiérer ce dessin de Mallet-Stevens (Inv. RI 2019.27.12).

Les techniques sèches , comme la pierre noire ou le graphite, sont plus délicates à dépoussiérer que les techniques humides, comme l’aquarelle ou l’encre, car l’eau a fixé ces dernières dans le papier plus que ne peut le faire le frottement d’un crayon. Les techniques comme les pastels ne peuvent pas être dépoussiérées comme les autres.

Un aspirateur peut aussi être employé, comme par exemple au revers d’une toile sur laquelle un dessin a été marouflé.

  • Le revers de la toile avant dépoussiérage vu avec un grossissement X 24.
  • Le revers de la toile après dépoussiérage.