Conférences

La marquise Arconati Visconti et les musées

« Bienfaitrice des arts et des lettres », comme le souligne Gaston Migeon dans l’hommage qu’il lui rend en 1924 lors de l’assemblée générale de la Société des amis du Louvre dont elle a été un membre actif, la marquise Arconati Visconti (1840-1923), née Marie Peyrat, est devenue en 1873 par la mort de son mari Giamartino Arconati Visconti qu’elle avait rencontré sur les bancs de l’École des chartes, l’unique héritière d’une des plus grandes familles italiennes. Après son retour à Paris, la marquise a prodigué ses « bienfaits » à différents établissements de « haut enseignement » et à plusieurs universités, et notamment à celle de Paris qu’elle a instituée sa légataire universelle en 1923, mais sa générosité s’est également étendue aux musées, tant à Paris qu’en province. Les nombreux dons qu’elle a consentis à partir de 1892 au musée du Louvre, au Musée des Arts Décoratifs, au musée Carnavalet et au musée de Sèvres ainsi qu’aux musées des beaux-arts de Lyon et d’Angers témoignent tout autant de sa passion pour les arts du Moyen Âge et de la Renaissance, des XVIIe et XVIIIe siècles, mais aussi pour les arts asiatiques et islamiques, que de son souci d’enrichir, en les complétant, les collections de ces différents musées.

Avec Thérèse Charmasson, conservateur en chef du patrimoine (archives) honoraire.

Mercredi 4 mars 2020 de 18:30 à 20:00 Réserver

Table ronde : Publicité, mémoire, patrimoine

À l’heure actuelle, la publicité du passé suscite un intérêt croissant non seulement de la part des collectionneurs et des amateurs mais aussi des institutions patrimoniales et des entreprises attentives à la valorisation de leur histoire. Organisée à l’occasion de la publication du dossier « La publicité qui reste. Usages et réactualisation des artefacts publicitaires du passé » de la revue Études de communication, cette rencontre se propose de questionner la nostalgie que la publicité d’autrefois déclenche, les processus mémoriels qu’elle arrive à activer ainsi que les enjeux de sa patrimonialisation et de sa remise en circulation.   Simona De Iulio (professeure en Sciences de l’information et de la communication, GERiiCO, Université de Lille) et Carlo Vinti (enseignant-chercheur en Sciences du design, Université de Camérino) introduiront la problématique de cette rencontre. Différents acteurs seront ensuite invités à échanger sur les enjeux de la permanence de la publicité du passé dans le présent : Caroline Marti (professeure en Sciences de l’information et de la communication, Celsa, GRIPIC, Sorbonne Université, modératrice), Cécile Armand (historienne post-doctorante à Aix-Marseille Université), Amélie Gastaut (conservatrice en chef des collections Design graphique et publicité du MAD), Valérie Sacriste (maitresse de conférences en Sociologie, Université Paris) et Benjamin Suc (directeur conseil archives chez Limonade & Co).

Mercredi 11 mars 2020 de 18:30 à 20:00 Réserver

Vivre sur les hauteurs. La mode des chopines espagnoles

Les chopines espagnoles, héritières d’une tradition gréco-romaine, ont fait partie intégrante du costume féminin de la péninsule ibérique entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Jusqu’à l’introduction du talon, ces chaussures à plateforme en liège, de hauteur variable, étaient d’usage quotidien pour les femmes de toutes les conditions sociales. Leur qualité et leur décor variaient en fonction du niveau socio-économique de leur propriétaire : les chopines se déclinaient dès lors en des modèles modestes, relativement bas et unis, et des modèles plus riches, hauts et décorés avec de l’or et de l’argent. En même temps qu’un objet de mode, ces chaussures représentaient une entrave pour la dynamique de la marche, particulièrement lorsque les plateformes étaient très hautes. De nombreuses références font allusion à l’habitude des femmes de marcher accompagnées quand elles sortaient en chopines ; elles font état d’une démarche lente, vacillante et maladroite et évoquent, en s’en moquant, les trébuchements et les chutes causés par leur hauteur. Au même titre que d’autres éléments du costume espagnol, comme la fraise, le corps ou le vertugadin, les chopines contribuaient à contrôler la mobilité du corps féminin.

Avec Saga Esedín Rojo, doctorante à l’université Complutense de Madrid et auteur du livre Sur la trace des chopines. XIIIe-XVIIe siècle, Paris, Horizons d’attente, 2019.

Mercredi 18 mars 2020 de 18:30 à 20:00 Réserver

Charles de Bestegui et Groussay. La collaboration avec Emilio Terry et Alexandre Serebriakoff

Le Musée des Arts Décoratifs et la Société des Amis d’Emilio Terry vous convient à la conférence « Charles de Bestegui et Groussay. La collaboration avec Emilio Terry et Alexandre Serebriakoff ».

À partir de 1938, Charles de Beistegui transforme le château de Groussay à Montfort-l’Amaury, une demeure du tout début de la Restauration, en une maison élégante. Avec un goût infaillible et un rare sens du détail, il réinvente le décor des dernières années de l’Ancien régime et du XIXe victorien. Il mêle les codes du confort anglais et le monumental, créant une bibliothèque spectaculaire, qui est sans nul doute son chef-d’œuvre, et triomphe quelques années plus tard, en 1957, avec la création d’un théâtre qui reste une magistrale évocation des théâtres de cour.

Charles de Beistegui commande à l’artiste russe Alexandre Serebriakoff une série de 35 aquarelles qui illustrent, pièce par pièce, le réaménagement. Cet ensemble exceptionnel va contribuer à faire de cette maison une demeure légendaire. Réunies dans un album, unique en son genre, les aquarelles de Groussay font écho aux grands albums du XIXe siècle consacrés aux palais impériaux de Saint-Petersbourg ou aux grandes résidences princières d’Europe centrale.

Avec Pierre Arizzoli-Clémentel, ancien directeur des Musées des Arts Décoratifs, directeur général honoraire du château de Versailles et auteur du livre Groussay. Aquarelles d’Alexandre Serebriakoff (2019, éditions Gourcuff-Gradenico).

Mercredi 25 mars 2020 de 18:30 à 20:00 Réserver

Informations

MAD - salle de conférences
111, rue de Rivoli
75001 Paris

Plan d’accès


• Information jusqu’à la veille de la séance uniquement par courriel : conference@madparis.fr

Tarifs / réservation

Tarifs des conférences
Plein tarif : 5 €
Amis du MAD : 4 €
Étudiants : 2 €


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• Achat possible le jour même en fonction des places disponibles

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Programme des conférences
Septembre 2019 / février 2020
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