Conférences

Kimono, obi, shifuku et kakebukusa. Restaurer et exposer les textiles japonais

Au Japon, jusqu’à la fin de la période d’Edo (1603-1868), il n’y a pas de hiérarchie entre beaux-arts et arts décoratifs. Ainsi les textiles occupent une place importante dans l’art japonais et chaque création est appréciée pour son originalité et sa maîtrise technique. L’engouement des amateurs français du XIXe siècle pour ce type de créations, destinées à l’habillement, aux cadeaux et aux rites, à l’emballage des objets explique la richesse des collections de mode et de textiles du Musée des Arts Décoratifs.

Béatrice Quette, commissaire de l’exposition présentera le fonds acquis sur le marché grâce aux ventes aux enchères et également constitué grâce aux dons et aux legs de collectionneurs passionnés. Emmanuelle Garcin et Ségolène Bonnet, restauratrices textile, chargées de la conservation-restauration des collections textiles au Musée des Arts Décoratifs, interviendront sur le travail mené sur ces collections jusque-là peu montrées au public. Joséphine Pellas, restauratrice textile chargée de la mise en exposition au musée, expliquera les modes de présentation, dont le mannequinage, réalisés pour cette opération.

Mercredi 20 février 2019 de 18:30 à 20:00 Réserver

Jean Dubuffet, un barbare en Europe

À l’occasion de l’exposition « Jean Dubuffet. Un barbare en Europe » présentée au Mucem entre avril et septembre 2019, les deux commissaires – Baptiste Brun et Isabelle Marquette – explorent le cheminement de l’œuvre de Jean Dubuffet qui a joué un rôle essentiel au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans la redistribution des valeurs qui fondent notre culture contemporaine.

Au sein de cette dynamique, Dubuffet est incontournable. Avec ses collectes pour la Compagnie de l’Art Brut et son propre travail, il permet de dépasser la croyance en la supposée primitivité des artefacts annexés à la catégorie « art primitif », critiquant là une certaine conception de la culture.

Restituer le cheminement de l’œuvre de Dubuffet sous l’angle de l’histoire culturelle et de l’anthropologie, c’est raconter cette redistribution des valeurs qui fondent notre culture contemporaine.

Avec Baptiste Brun, maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université Rennes 2 et Isabelle Marquette, responsable de la Galerie des moulages, Musée des monuments français, Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.

Mercredi 13 mars 2019 de 18:30 à 20:00 Réserver

Gio Ponti : des ponts entre Milan et Paris

À l’occasion de l’exposition « Tutto Ponti. Gio Ponti : archi-designer » (prolongée jusqu’au 5 mai 2019), Sophie Bouilhet-Dumas revient sur les liens étroits qui unirent l’architecte et designer milanais à la France et surtout à Paris.

Amoureux de la langue française, Gio Ponti considère la France comme sa deuxième patrie pour les arts.

À l’aube de sa carrière, il participe en 1925 à l’Exposition des arts décoratifs et industriels modernes de Paris, en qualité de directeur artistique du porcelainier italien Richard-Ginori. Ce moment est fondateur à plus d’un titre : il s’imprègne des dernières tendances esthétiques de l’époque, remporte le premier prix de céramique et fait la connaissance de Tony Bouilhet, le jeune directeur de la maison d’orfèvrerie Christofle. Cette rencontre donne naissance à une amitié durable, renforcée par des liens familiaux, et à une collaboration fructueuse pour les cinquante années suivantes. Si l’Ange volant, la maison de campagne construite en 1927 pour la famille Bouilhet, est son unique réalisation en France, l’architecte ne s’est jamais départi de son attachement pour ce pays. Cette conférence évoquera ses multiples expositions à Paris en faveur de la création italienne, ses projets pour la Défense et le futur Centre Pompidou, mais aussi sa collaboration avec Pierre Restany au sein de la revue Domus.

Spécialiste de l’œuvre de Gio Ponti, Sophie Bouilhet-Dumas est commissaire associée de l’exposition actuellement présentée au MAD. Petite nièce de l’architecte, elle a assuré en 2008 le commissariat de l’exposition "Reflets d’amitiés, cinquante ans de collaboration entre Gio Ponti et la maison Christofle (1928-1978)" à la Triennale de Milan. Elle est aujourd’hui responsable de la préservation de la maison L’Ange volant et d’un fonds de documentation et d’archives unique en France sur Ponti.

Mardi 26 mars 2019 de 18:30 à 20:00 Réserver

Les rendez-vous graphiques : Frédéric Tacer

Frédéric Tacer est un designer graphique et un directeur artistique indépendant né à Rouen en 1985.

Après ses études, il s’installe à Londres en 2009 et commence à travailler en tant que graphiste interne pour l’ICA (Institute of Contemporary Arts). De retour à Paris en 2010, il fonde son studio. Parmi ses multiples commandes il a notamment collaboré avec la salle de concert Point Ephémère, les éditions Phaidon, Pocket et 10|18, Nuit Blanche Metz, la Cité du Design de Saint-Etienne, le Festival international du graphisme de Chaumont et le label de musique Rotorelief. Son travail a été exposé internationalement (France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Chine, États-Unis) et publié dans divers ouvrages et revues de référence.

Bibliophile amateur, Frédéric Tacer s’interroge sur la prétendue « mort du livre ». Il a ainsi initié en 2015, dans le cadre du festival « Une Saison Graphique », le projet Occur Books. Réflexion sur l’avenir du livre, terrain de projection créatif et conceptuel, Occur Books est avant tout une invitation à voyager dans le temps par l’intermédiaire de ce merveilleux et éternel vecteur qu’est l’objet livre.

Fasciné depuis toujours par le pouvoir narratif et la faculté d’évocation de ces couvertures, Frédéric Tacer a choisi d’explorer leur potentiel au travers de la création d’une maison d’édition fictive et envisage ce projet comme une sorte de « machine à voyager dans le temps spéculative ». Dans un exercice de futurologie, le graphiste — et passionné de science-fiction — s’amuse à fantasmer l’avenir en puisant son inspiration dans l’insatiable curiosité pour l’anticipation et la prospective qui nourrit une grande partie de ses lectures. Il s’emploie ensuite à donner forme à ces visions du (des) futur(s) par l’intermédiaire de deux de ses principales passions, les livres et le design graphique.

Mercredi 27 mars 2019 de 18:30 à 20:00 Réserver

Édouard Bénédictus, le spectacle en couleurs

Dans le cadre de l’exposition « Édouard Bénédictus, Le spectacle en couleurs » présentée du 21 mars au 23 juin 2019 au Musée Nissim de Camondo, Clara Roca, présente cet artiste, chimiste, peintre et surtout décorateur, qui a exercé une fascination immense sur ses contemporains avant de tomber dans l’oubli. L’exposition valorise un pan peu connu de l’important ensemble de dessins que conserve le Musée des Arts Décoratifs grâce au don de la veuve de l’artiste, la musicienne et cantatrice Violette Gounin.

Bénédictus travaille notamment dans la deuxième moitié des années 1910 pour des représentations, des pièces de théâtre et des fééries, en tant que concepteur de costumes et de décors. Il y laisse éclater son plaisir et sa virtuosité à jouer des couleurs et des motifs. Ses dessins traduisent tantôt le faste cultivé, tantôt l’ingéniosité sobre, tantôt la drôlerie de son esprit et des productions pour lesquelles il travaille. Celles-ci couvrent un large répertoire, de La Mégère apprivoisée de Shakespeare à la féérie orientale "Les Mille et Une Nuits", en passant par le drame lyrique Polyphème.

À partir des dessins d’Édouard Bénédictus mais aussi des textes des pièces de théâtre et féeries ainsi que de la presse, cette conférence propose d’explorer le rôle ambigu joué par cet artiste dans les représentations auxquelles il a participé.

Avec Clara Roca, élève conservatrice à l’Institut national du patrimoine et commissaire de l’exposition.

Mercredi 3 avril 2019 de 18:30 à 20:00 Réserver

Informations

MAD - salle de conférences
111, rue de Rivoli
75001 Paris

Plan d’accès


• Information jusqu’à la veille de la séance uniquement par courriel : conference@madparis.fr

Tarifs / réservation

Tarifs des conférences
Plein tarif : 5 €
Amis du MAD : 4 €
Étudiants : 2 €


• Réservation en ligne en cliquant sur le bouton « Acheter » situé sous chaque conférence
• Achat possible le jour même en fonction des places disponibles

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Programme des conférences
Septembre 2018 / février 2019
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Privatisations

Alexandra Balme, responsable
Tél. : +33 (0)1 44 55 58 82

Laëtitia Charruault, assistante
Tél. : +33 (0)1 44 55 58 50

Courriel : privatisations@madparis.fr