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Soutenez l’exposition Le Maharajah d’Indore, l’Inde au défi de la modernité

Musée des Arts Décoratifs, 26 septembre 2019-12 janvier 2020

© DR

Cette exposition met en lumière l’histoire singulière du Maharajah d’Indore, Yeshwant Rao Holkar Bahadur (1908-1961), figure du milieu culturel européen et indien commanditaire d’une des constructions modernistes les plus abouties dans l’Inde des années 1930 : le Palais Manik Bagh (1930-1933) édifié à Indore, aujourd’hui dans l’état du Madhya Pradesh. Confié à l’architecte allemand Eckart Muthesius, l’édifice était intégralement aménagé avec des œuvres et des pièces de mobilier créées par l’avant-garde européenne de l’époque de l’entre-deux-guerres, allant des créateurs de l’Union des artistes modernes à ceux de l’école du Bauhaus. L’exposition, présentée dans la nef du musée, recrée l’ambiance de ce palais indien moderniste et atypique où se mêlaient raffinement et simplicité. Parmi les 300 pièces présentées, les créations iconiques de Louis Sognot, Charlotte Alix, Jean Puiforcat, Le Corbusier, Hans et Wassili Luckhardt ou encore de René Herbst se côtoient pour l’occasion. De nombreux documents d’archives (photographies, tableaux, correspondances et dessins) dévoilent l’histoire hors du commun de cette figure royale, qui symbolise un regard croisé sur l’histoire internationale des arts décoratifs et de l’architecture des années 1920-1930.


Soutenez l’exposition Bien dans ses pompes ? La chaussure, la marche, la démarche

Musée des Arts Décoratifs, 7 novembre 2019-23 février 2020

Paire de sandales, vers 1942
Coton crocheté, raphia tressé. Inv. 2013.3.10. Musée des Arts Décoratifs
© Photo MAD, Paris / Jean Tholance

Loin d’une présentation qui se bornerait à égrainer des souliers selon une austère et monotone chronologie ou aligner des chaussures « de mode » qui n’auraient d’autres particularités que d’être extraordinaires, l’exposition s’interroge sur le statut de la chaussure et sur les manières de marcher en Occident et dans les cultures extra européennes, de la fin du Moyen Âge à nos jours. Quels étaient les souliers pour les premiers pas de l’enfant ? Les talons, les semelles plates, les plateformes, les bouts pointus ou carrés ont-ils eu une incidence sur la marche et la démarche ? Comment les femmes adeptes du culte du petit pied, tant en Europe dès le XVIIe siècle (Charles Perrault écrit Cendrillon en 1697) qu’en Chine depuis le Xe siècle, ont-elles pu concilier idéal de beauté et mobilité ? L’apparition de la notion de chaussures « de marche » à la fin du XIXe siècle est-elle liée aux grands aménagements urbains faisant de la rue un espace accessible aux piétons ? Quels sont les détails techniques qui, au fil des siècles, ont apporté plus de confort aux souliers ? D’autres domaines singuliers de la chaussure et de la marche sont aussi abordés : le sport (de 1890 à nos jours), la danse, la marche militaire, sans négliger les chaussures magiques (des talonnières d’Hermès aux bottes de Sept lieues). Enfin, nous présenterons une sélection de souliers de l’époque contemporaine avec lesquels il est difficile, voire impossible, de marcher. Quelles sont les motivations des créateurs qui réalisent délibérément des souliers ne permettant que l’immobilité ?